Roman : Equilibrume


Equilibrume est un projet sur lequel je planche depuis mai 2010. Cette saga fantastique met sous les projecteurs; les doutes et les actions d'une jeune femme dans un monde qui n'est autre qu'un rêve. Répartis en sept tomes, les romans proposeront un univers onirique et fantasmagorique qui ne cessera d'étonner le lecteur.

Et parce que mettre en image ce que j'ai en tête, m'aide à poser les mots justes sur mon petit calepin,  je réalise des illustrations sur l'univers d' Equilibrume.
Dans le but de partager avec vous un peu de cette aventure, je mets en ligne, dans ce blog, des extraits ainsi que des illustrations de ce projet.




Prologue

A mon grand étonnement, il n'y avait pas eu de pillages, aucune agressivité, tout c'était passé dans un calme froid et distant, comme s'il c'était agit d'une opération chirurgicale particulièrement complexe. Je n'avais pas imaginé la fin du monde de la sorte, presque dans l’indifférence total. Évidemment, certain avait paniqué lors de l'annonce, mais jamais ils ne s'en étaient pris aux autres. La plupart des modernistes devaient encore être sous le choc, probablement même dans le déni. Se croyaient-ils au dessus de ça, d'une certaine manière; intouchable? Si une personne avait eu connaissance de la fragilité du rêve, c'était bien le professeur Nakol, le spécialiste en la matière, mais il n'était plus là aujourd'hui, pour apporter un semblant d'explication. Le monde entier était en phase de disparaitre et personne n'arrivait à stopper la machine. Les conservateurs, ceux de l'autre clan, semblaient s'être fait une raison, ils étaient, comme à leur habitude, déterminés à ne pas intervenir sur le cour des choses. Ce n'était pas mon cas.

Et au début il y a une porte

Ma tête me fait un mal de chien et pour être franche, ça pu ici. Le genre d' odeur qu’on n’oublie pas, une odeur que je n'aime pas, acre et écœurante. Autours de moi, l' indifférence. Le monde vit ses derniers instants dans l’indifférence général, c'est d'un triste. Certain, très peu, semblent avoir pris la mesure de la situation et courent dans la rue, totalement affolés, le reste s'en lave les mains. Ce sont eux, qui me font le plus peur. Je frictionne mes bras pour leur redonner un peu chaleur, en vain et je prend à droite. Mes pas sont comme étouffés par un silence pesant. Ici, rien ne vient faire écho à l’horreur qui se déroule implacablement. Je ne dis pas, parfois il y a du bon dans le silence, mais pas dans celui-ci. Je regarde autours de moi, je ne suis pas sur de la direction, ni même de ce que je fais dans ces rues insensées. Je tente en vain de calmer un peu le tremblement dans mes mains, il fait si froid, mais ce n'est pas ça. La cité a, par bien des aspects, des allures de villes fantômes et je me doute que c'est partout pareil. Ténalis est en train de sombrer. Pourtant, je continue d'avancer, je le sais, je le sens, c’est ici que tout à commencé. C’est dans cette tour, le labo 12. Il y a eu un petit papier sur le sujet, oh pas grand chose, quelques lignes. Ça racontait avec concision, que le professeur qui y effectuait ses travaux avait disparu depuis des semaines. Pouf! évaporé! C'est là que ça a fait tilt. J'avais la mémoire au fond de mes chaussette mais ça, cette disparition, c'était tout sauf habituelle. Que se sois claire, on ne disparait pas à Ténalis et encore moins à Canepa. Cette cité est celle des modernistes, celle des savants, celle des réguliers, autrement dit, tout y est sous contrôle. Disparaitre? C'est du jamais vu, c'est tout bonnement impossible. On ne disparait pas d'un rêve, ça se saurait sinon.